Potatisme
« Edehnia sera notre salut. »
Le Potatisme est l'une des deux religions majoritaires d'Occidarïa. C'est une religion animiste et philosophique, implantée en Atreh en 107ca, date qui marque le premier an du calendrier potatiste (abrégé cp). C'est la religion principale du Royaume Potatiste.
Démographie
Le Potatisme est principalement présent en Occidarïa, en très grande majorité au Royaume Potatiste, mais également en quantité non négligeable aux Champs Neufs, dans la Cité Déchue de Laptica et dans les Terres Rebelles. On trouve aussi un petit nombre de potatistes dans les Tertres Sombres et à Bourg-Marin.
En Orientalïa, le Potatisme s'est implanté avec le Royaume d'Oristan :
- Gīawasōn est la principale région potatiste du royaume ;
- Port-Cobalt est majoritairement potatiste, mais suit un courant bien à lui (voir la section Courants) ;
- le domaine royal, bien que majoritairement abyssiste, compte aussi une grande part de potatistes.
Histoire
L'entièreté de l'histoire du Potatisme (religion et royaume) est écrite dans le texte sacré des potatistes : la Potawa Bīlla.
Des origines au premier Roi Populaire
Les premiers hommes d'Edehnia naquirent en l'an -137cp, créés par la sainte divinité absolue Potawa Gawa. Celle-ci choisit l'un des hommes, le plus honnête, et le fit Roi des Humains. Elle fit combattre les hommes contre maints ennemis, pour prouver leur valeur et reprendre des terres au nom des hommes.
Une fois implantés, Vehuel, Erik, Sieg et Arnaud, humains originels, quittèrent les terres d'Edehnia pour fonder un nouveau monde sur l'Atreh, en l'an 1cp. Ils furent surpris d'y trouver d'autres humains, qui plus est des humains priant des dieux étranges et différents. Ils créèrent donc la foi potatiste, convertirent un petit nombre d'abyssistes et fondèrent la première ville, qu'ils nommèrent Potacrāh.
Le roi Vehuel eut pour fils le roi Daniel, dit le Roi Tyrannique. Les autres fidèles se révoltèrent et tuèrent le Roi Daniel, après l'avoir laissé avoir un enfant, un enfant du peuple, élevé par le village : Hahasiah, le premier Roi Populaire. C'est ce roi qui décréta que le Royaume d'Occidaria pouvait apporter confort et protection, mais qu'il fallait y cacher sa foi.
Jusqu'à aujourd'hui
- 147ca : fondation d'Edehnib, dans l'actuel Royaume Potatiste. Le Potatisme devient ensuite de plus en plus influent dans le Royaume d'Occidaria.
- 421ca : à la chute du Royaume d'Occidaria, le Royaume Potatiste est officiellement créé.
- Les Tertres Sombres sont annexés par le Royaume Potatiste, qui en confie la gouvernance à la famille Delamare.
- 500ca : le roi est Vincent Regīawa.
- 505ca : à la fondation du Royaume d'Oristan, des colons potatistes affluent à Gīawasōn, voyant dans cette frontière à défendre une Grande Cause digne de leur foi.
- 508ca : le Royaume Potatiste signe un traité de non-agression avec le Royaume d'Occidaria refondé.
Lieux sacrés
Sanctuaires
Les sanctuaires sont à la fois des lieux de prière et de réjouissance. On y pratique le bain en commun, un rite collectif de communion avec la nature. Il existe trois types de sanctuaires :
- Les Petits Sanctuaires, dits « Mōh » : ils ne comportent souvent qu'un autel d'offrande et un bassin d'eau sacrée pour la purification.
- Les Sanctuaires Communs, dits « Mīd » : ce sont les plus courants, d'où leur nom. Plutôt grands, ils comportent souvent un ou deux pavillons et des jardins ou potagers. Il y en a au moins un par grande ville potatiste.
- Les Grands Sanctuaires, dits « Mās » : bien plus rares, ils ont une superficie proche de celle d'un petit village et comportent un bon nombre de pavillons et de lieux de culte différents, ainsi que souvent un manoir.
Avant de rejoindre le sanctuaire, les fidèles doivent faire un pèlerinage. Par commodité, les potatistes modernes l'ont codifié et raccourci, favorisant le spirituel au physique : en amont du sentier, une grande porte symbolise l'entrée en terre sacrée. Le sentier qui mène au sanctuaire est presque toujours une petite randonnée, souvent avec un escalier qui symbolise la montée aux cieux et le rapprochement avec les divinités. Les sanctuaires sont généralement composés de plusieurs pavillons principaux, avec un petit pavillon de purification devant l'entrée.
Hiérarchie
Le Potatisme accorde une très grande importance à la hiérarchie. Le respect de ses aînés est une valeur fondamentale du culte.
Fidèle
C'est le rang le plus bas du culte, composé en majorité de nouveaux fidèles et d'enfants. Les fidèles n'ont aucune responsabilité et n'ont accès qu'aux Petits Sanctuaires.
Éveillé
Ce sont les fidèles initiés au culte par un Apôtre au minimum. Ils sont capables de se battre pour la Grande Cause et ont accès aux Sanctuaires Communs et aux Grands Sanctuaires. C'est le rang qui compte le plus de membres.
Prêtre
Premier grade élevé du culte. Les prêtres ont deux fonctions : protéger les sanctuaires et partir en croisade. Pour devenir prêtre, il faut accomplir le rituel de Purification d'Âme. Une fois celui-ci terminé, un Cardinal (ou plus) vient lui remettre son arme, souvent faite d'un alliage d'or et de zinc ou de bronze, qui peut prendre la forme d'une épée bâtarde, d'un espadon ou d'un sabre long. C'est également à ce rang que les fidèles reçoivent leur premier Don (Eīka).
Apôtre
Deuxième grade élevé du culte. Les Apôtres sont capables de préparer des événements religieux. Pour devenir Apôtre, il faut soit avoir une longue carrière militaire derrière soi, soit avoir l'aval d'un Évêque (ou plus). C'est à ce rang que les fidèles reçoivent le deuxième Don (Eīna). Toucher un Apôtre est considéré comme un affront qui doit être dédommagé.
Cardinal
Troisième grade élevé du culte. Les Cardinaux sont capables de préparer des événements religieux, de purifier seuls de grandes zones et de se battre contre les mauvais esprits. Pour devenir Cardinal, il faut être initié par un autre Cardinal. C'est à ce rang que les fidèles reçoivent le troisième Don (Eīra). Toucher un Cardinal est considéré comme un affront qui doit être puni par la flagellation.
Évêque
Grade le plus élevé du culte, les Évêques sont l'autorité suprême de l'institution religieuse potatiste en Atreh. Ils ne sont qu'une poignée, mais sont très puissants. Chaque Évêque gère un Grand Sanctuaire (Mās) et donne ses directives aux Sanctuaires Communs voisins (Mīd). Ils n'ont pas le temps de préparer des événements religieux, mais organisent occasionnellement des défilés ou des festivals. C'est le seul grade autorisé à tuer d'autres membres du culte. Toucher un Évêque est considéré comme un acte criminel, qui doit être puni par la purification.
Roi
Le Roi est un Évêque mais, étant l'avatar même d'une divinité, il a un statut intouchable. Il commande l'entièreté du culte, et organise et préside une fois par an le festival de la fête de l'arrivée des hommes (potatistes) sur l'Atreh (EtehrVāh, le 21 Floréal). Toucher le Roi est un honneur dont il ne faut pas abuser. Le Roi possède tous les Dons.
Les Dons
En montant en grade, les fidèles reçoivent des Dons : le premier (Eīka) en devenant Prêtre, le deuxième (Eīna) en devenant Apôtre, le troisième (Eīra) en devenant Cardinal. Chaque Don est un pouvoir magique propre à celui qui le reçoit : il n'y en a pas deux pareils. Chaque Don reçu est marqué par un caractère potatiste tatoué.
Chaque rang apporte aussi des capacités communes à tous ceux qui l'atteignent :
- Prêtre : la protection de son corps et de son arme.
- Apôtre : la capacité de voir et d'entendre les esprits (Ahn).
- Cardinal : la capacité de chasser les mauvais esprits (Kaz Ahn) et de purifier de grandes zones.
Courants
Le Potatisme n'est pas pratiqué partout de la même façon.
Potatisme de Gīawasōn
À Gīawasōn, le Potatisme est plus rigoriste et plus guerrier qu'ailleurs. Tenir la frontière est vu comme un devoir sacré, une Grande Cause, et les prêtres y partent en croisade contre les monstres des terres inexplorées plus souvent que partout ailleurs.
Courant mineur de Port-Cobalt
La religion de Port-Cobalt s'éloigne tant de la pensée potatiste originale que certains savants parlent de « courant potatiste mineur ». Les déesses jumelles de l'amour et du plaisir y sont adorées sous des noms potatifiés, Seijaīa et Etehrjaīa, dans des Temples du Désir. Contrairement au Potatisme original, le mariage y est assez mal vu, car il scelle une union définitive et exclusive, et les fêtes y ont une valeur culturelle très importante.
Familles
Il existe un bon nombre de familles potatistes, car le nom est quelque chose de très important chez les potatistes. Ceux qui n'ont pas ou plus de famille s'en créent une à partir de leurs particularités, ou prennent pour nom celui de leur père (ou de leur mère, s'ils n'ont pas de père) suivi de Sōn, « enfant » en potatiste.
En voici une liste non exhaustive :
Regīawa
Famille composée de l'entièreté des rois potatistes. C'est la famille la plus influente et la plus puissante. Ses membres sont respectés dans tout Edehnia et en terres potatistes. Ils ont participé à toutes les guerres saintes de territoire et ont droit de vie sur l'ensemble des autres familles.
Etheridas
Famille potatiste déchue. Avant d'arriver sur l'Atreh, elle occupait une position très importante, car ses membres descendaient directement de Potawa Gawa. Mais à la suite de différends avec la famille des rois, elle perdit tous ses titres. Elle est désormais simplement respectée pour son passé, et c'est aujourd'hui l'une des plus grandes familles de mages du continent.
Kohmagīs
Famille de cultivateurs connus pour leur gestion et leur stockage des récoltes. Ils ont su protéger le Roi David, et ont reçu en récompense un titre de noblesse et de grandes terres fertiles en Occidarïa.
Delamare
Famille historique de l'ancien clan des Canards, qui vit dans les Tertres Sombres et le Royaume Potatiste. Elle a un statut particulier du fait de son ancienneté et de sa proximité antique avec le Roi. Les Delamare furent autrefois une famille puissante et illustre, mais ce ne sont plus aujourd'hui que des gens parmi tant d'autres, qui ont presque entièrement perdu leurs attributs physiques et magiques d'origine, mis à part une certaine aisance à la nage.
Depuis l'annexion des Tertres Sombres par le Royaume Potatiste, les Delamare ont retrouvé une certaine prestance en se voyant confier la gouvernance de ce territoire marécageux, leur terre d'origine selon la mythologie potatiste.
Suicide
Le suicide est très mal vu par la foi potatiste : écourter sa vie empêche en effet de se réincarner. Dans un cas très précis, pourtant, se suicider est une preuve d'honneur et de force. Après un duel perdu, un prêtre (au minimum) peut accepter sa défaite et se planter sa propre lame dans le ventre, avant d'être décapité par son adversaire pour abréger son agonie. Ce n'est alors pas considéré par les dieux comme un suicide malveillant : c'est toléré, voire conseillé.
Réincarnation (Jiah)
Les potatistes croient en la réincarnation : chacun renaît selon la vie qu'il a menée, et pas forcément en humain. On peut renaître animal ou plante, et c'est pourquoi les potatistes respectent la nature. Une mort honorable au combat, marquée du pigment rouge, assure de renaître guerrier. Écourter sa vie, en revanche, empêche de se réincarner.
Rites
Naissance (SōnVāh)
À sa naissance, l'enfant est purifié dans le bassin d'un Petit Sanctuaire (Mōh) et présenté à Potawa Gawa. Il reçoit alors son nom : celui de sa famille ou, à défaut, le nom de son père (ou de sa mère) suivi de Sōn.
Initiation (KohVāh)
C'est la cérémonie par laquelle un Fidèle devient Éveillé, sous la conduite d'un Apôtre au minimum. Elle marque l'entrée dans l'âge adulte religieux.
Prière du soir (NōlVāh)
Chaque soir, au crépuscule, les fidèles prient Jaīa Nōl en allumant une lanterne, en hommage à la lance-lanterne de Jaīa Gawa.
Départ en croisade
Avant de partir en croisade, le prêtre se trace sur le visage le pigment rouge réservé aux guerriers morts au combat : il est dès lors considéré comme offert à Kaīa Gawa s'il ne revient pas.
Purification (RōhAstei)
La purification de l'âme et du corps est une cérémonie nécessaire aux fidèles qui souhaitent aller prier au sanctuaire. Elle se fait par ablution. Selon la croyance générale, purifier son corps et son âme empêche toute possession par des esprits ou des démons. Devant chaque temple sont placés de petits pavillons avec des bassins remplis d'eau, où les fidèles se lavent les mains, puis la bouche, et enfin le manche de la louche utilisée pour se purifier.
Cérémonie de Purification (RōhVāh)
C'est une purification à plus grande échelle, avec plusieurs membres, souvent faite avant une autre cérémonie religieuse. Elle peut se faire dans une source d'eau, mais toujours à l'extérieur du sanctuaire.
Rites funéraires (IdahVāh)
Déroulé
Le rite funéraire potatiste est un long rite de plusieurs jours de deuil.
Dès la mort, la famille ou les proches du défunt le déposent chez lui, sur son lit. On l'habille d'orange ou de jaune si possible, et on lui applique un maquillage spécial. Il y reste moins d'une journée, pendant laquelle ses proches, et quiconque veut faire son deuil, peuvent venir voir le corps une dernière fois. On accompagne cette phase du deuil d'un encens, souvent en résine.
Lorsqu'un membre religieux (Apôtre au minimum) arrive, il transporte le corps jusqu'au sanctuaire le plus proche, où il le déshabille puis le pose sur un « Kahrebah », une sorte de lit de bois qui est ensuite brûlé. Pendant la combustion, un rituel de purification de l'âme est accompli, et les religieux chargés de la cérémonie comme les proches du défunt s'habillent d'un blanc immaculé. Une fois la combustion terminée, on récupère les cendres (du corps et du bois) pour les déposer dans une urne. Celle-ci est ensuite soit déposée dans un ensemble de sépultures, dans une ville dotée d'un Grand Sanctuaire (Mās), soit confiée à la famille proche du défunt si elle le souhaite.
Maquillage
- Le maquillage du mort est plutôt simple : quel que soit son sexe, on applique une fine couche blanche sur son visage, puis des pigments de couleur sur ses paupières (fermées) et ses lèvres : noir pour les hommes, bleu pour les femmes, vert pour les enfants et les personnes mortes de maladie, rouge pour les guerriers morts au combat ou des suites d'un combat.
- Les proches qui assistent à la crémation ne portent généralement pas de maquillage, mais l'entourage très proche (enfants, amants, amis très proches) peut porter sur le visage des caractères potatistes, notamment celui de la mort douce (Idah) et celui de la vie humaine (Etehr).
- Les assistants religieux ne portent aucun maquillage.
- Si un Évêque ou le Roi en personne assiste au rite funéraire, il porte un maquillage d'œil orange sur le front et, très rarement, le caractère de la renaissance en homme (Jiah).
Urne
L'urne est un objet central du rite funéraire potatiste. C'est un contenant orné (souvent d'or) où l'on dépose les cendres des défunts. Elle est forgée par des maîtres forgerons potatistes, puis purifiée. Une fois prête, elle est conservée dans un sanctuaire jusqu'à ce qu'un religieux la demande pour un rite. Toutes les urnes sont différentes et singulières, et portent des motifs ou des textes uniques. Elles sont souvent en acier ou en bronze. Pour un couple, on utilise les « Grandes Urnes », qui peuvent accueillir deux, voire trois défunts.
Prières supplémentaires
Bien après la mise en urne, la famille ou les amis peuvent venir prier pour l'âme du défunt, en brûlant de l'encens et en se purifiant. Ils peuvent parfois faire une offrande aux dieux en échange de la protection de son âme.
Mariage (SeiVāh)
Le mariage est l'un des moyens les plus courants pour un fidèle de se lier à un autre. Ce rite se fait exclusivement entre fidèles de sexe opposé. Il se déroule dans un sanctuaire (Mīd au minimum), sous la supervision d'au moins un Apôtre.
Déroulement
- Cérémonie de Purification.
- Salut du superviseur de la cérémonie.
- Purification du sanctuaire par l'encens.
- Offrandes aux divinités (souvent de la nourriture, mais aussi de l'alcool).
- Lecture du passage du lien humain de la Potawa Bīlla par le superviseur de la cérémonie.
- Échange d'Ekās (alcool potatiste à base de pomme de terre) : les mariés boivent à tour de rôle dans la même coupe.
- Échange des alliances.
- Échange des vœux de mariage.
- Offrande spéciale des mariés.
- Cérémonie de Purification.
- Tatouage des mariés.
- Salut du superviseur pour conclure la cérémonie.
Conséquences
La conséquence principale du mariage est le lien des âmes : il est généralement admis que deux âmes liées ressentent en grande partie les mêmes émotions et les mêmes douleurs. Les mariés doivent également vivre ensemble pour le reste de leur vie. Quand l'un des deux meurt, l'autre peut assister à l'intégralité du rite funéraire.
Adultère
L'adultère au sein d'un mariage potatiste est formellement interdit et peut être puni d'une exécution immédiate.
Fêtes
- Fête de l'arrivée des hommes (EtehrVāh) : le 21 Floréal, elle célèbre l'arrivée des hommes potatistes sur l'Atreh. Elle est organisée et présidée par le Roi.
- Fête des récoltes (PotawaVāh) : le 3 Messidor, au début du mois des moissons, on y sert le premier Ekās de l'année, et la première pomme de terre est offerte à Potawa Gawa.
- Nuits d'éclipse (J̀ōlVāh) : pendant une éclipse, on éteint tous les feux et on reste à l'intérieur, car le monde céleste et le monde souterrain se touchent. On laisse des offrandes sur le seuil, pour Jaīa J̀ōl.
Esprits
Sous les divinités (Gawa) vit une multitude d'esprits, les Ahn. Chaque fidèle les honore au quotidien par de petites offrandes.
- Potawa Ahn : l'esprit des champs. On lui laisse la première pomme de terre de chaque récolte.
- Bah Ahn : l'esprit des bois. On le remercie avant d'abattre un arbre.
- Idah Ahn : l'esprit des défunts. Les urnes conservées par les familles forment un petit autel où on l'honore.
- Kaz Ahn : les mauvais esprits, capables de posséder les vivants. On s'en protège par la purification, et les Cardinaux les chassent.
Divinités
Potawa Gawa
Divinité suprême du « panthéon » potatiste, Potawa Gawa est considérée comme responsable de l'agriculture et de la nature. C'est de son cadavre que sont nés ses deux enfants : Jaīa Gawa et Kaīa Gawa. Elle est souvent représentée comme un humain androgyne vêtu d'un blanc pur, muni d'une balance et d'un glaive. On la prie souvent lors des voyages, car elle aurait été à l'origine du voyage entre Edehnia et l'Atreh.
Jaīa Gawa
Représentation féminine, Jaīa Gawa est la divinité de l'amour au sens large, mais aussi de la guerre (à ne pas confondre avec les batailles). Elle est souvent représentée comme une jeune femme vêtue d'un blanc pur, munie d'une lance au bout de laquelle est attachée une lanterne. Elle eut trois enfants, respectivement divinités de l'Aube, du Crépuscule et de l'Éclipse.
Kaīa Gawa
Représentation masculine, Kaīa Gawa est la divinité de la bataille (à ne pas confondre avec la guerre), de la mort et de la haine. Il n'est pourtant ni craint ni haï par les potatistes, car ce sont aussi des valeurs nobles. Il est représenté comme un loup noir, ou comme un homme dans la fleur de l'âge, en armure, avec des ailes blanches. Il n'est presque jamais représenté armé, car ce serait de mauvais augure ; quand il l'est, c'est avec une claymore, une faux de combat ou un marteau de guerre.
Jaīa Sōl
Divinité de l'Aube, Jaīa Sōl veille, dit-on, sur les humains entre la nuit et le jour. Il est représenté comme un enfant en tenue rouge. Symbole du renouveau et du feu humain, il est souvent prié les matins de bataille.
Jaīa Nōl
Divinité du Crépuscule, Jaīa Nōl veille, dit-on, sur les humains entre le jour et la nuit. Elle est représentée comme une enfant en tenue rouge. C'est la plus priée des trois enfants de Jaīa Gawa, car le crépuscule est généralement considéré comme le moment de la journée où les esprits sont le plus actifs.
Jaīa J̀ōl
Divinité de l'Éclipse, Jaīa J̀ōl est représentée comme un jeune humain androgyne en tenue noire. C'est la moins priée des trois enfants de Jaīa Gawa, car l'éclipse est éphémère et rare : elle ne se produit que quelques fois par décennie, et ce n'est qu'à ces moments qu'on la prie et qu'on lui fait des offrandes, par peur ou par appréhension. Les éclipses sont en effet le moment où le monde souterrain et le monde céleste sont le plus proches.